Comment prévenir l’incontinence ?
Les femmes d'un certain âge ne sont pas les seules à souffrir d'incontinence : en France, 22 % des femmes touchées ont moins de 40 ans. Toutes les classes d'âge, hommes et femmes, peuvent un jour devenir incontinents. il est important de prendre les bons geste tout de suite avant l'apparition
de fuites urinaires.
Les causes d'incontinence urinaire ne sont pas que pathologiques, même si elles sont souvent associées à ces mêmes pathologie ci-dessous : tétraplégie, maladie de Parkinson, sclérose en plaque, instabilité vésicale.
A l'origine des problèmes d'incontinence, une mauvaise façon de faire pipi ! Et oui lorsque l'on est enfant nous avons du mal à relâcher le verrou de la vessie, le sphincter. Conséquence : au moment d'uriner, l'enfants ne vident pas complètement sa vessie. Et toute vessie non vidée complètement s'infecte, ce qui arrive quelques année plus tard. Donc c'est un geste simple qu'il faut pratiquer dès ca plus tendre enfance.
Les fuites diurnes peuvent être associées à une énurésie nocturne. le problème n'est pas infectieux mais fonctionnel : il faut apprendre à uriner au bon moment et de la bonne façon, c'esdt à dire bien vider la vessie. Pour bien vider sa vessie, une femme doit être détendue, son périnée doit être relâché et elle ne doit pas forcer.
Bien que des facteurs génétiques soient aujourd'hui de plus en plus évidents, certains modes de vie facilitent l'apparition de l'incontinence:
>La consommation de tabac jouerait sur des éléments différents : en créant une toux chronique qui entraîne des pressions très importantes au niveau de la vessie, en modifiant la qualité de la synthèse de collagène et en ayant un effet anti-oestrogène ;
>La relation obésité-incontinence a été démontrée : le risque d'incontinence sévère est multiplié par 3. Parallèlement, la chirurgie de l'incontinence donne de moins bons résultats chez ces patients ;
>Les sports restent un déclencheur d'incontinence en particulier les sports de compétition. Dans une équipe de jeunes filles âgées de 15 à 25 ans qui pratiquent un sport de compétition, les 3/4 se plaignent d'incontinence.
>Les facteurs obstétricaux sont bien connus : gros bébé, accouchement rapide ou difficile. L'accouchement reste le principal pourvoyeur d'incontinence liée à l'effort.
D'autres troubles tels que la constipation, les infections à mycoplasme et chlamydiae, un prolapsus utérin, une chirurgie de la prostate… favorisent également l’apparition de troubles de la miction et problèmes d'incontinence.
Par exemple dans le cas des femmes enceintes, il arrive souvent que les grossesses entrainnent des fuites urinaires, les autres facteurs de risques sont moins connus. Tabac, obésité, hérédité. Il ne faut pas attendre de connaître ces petits soucis pour intervenir. D'où l'importance d'une rééducation préventive. La femme doit pour cela prendre conscience de son périnée et apprendre à le contrôler. Lors des cours de préparation à la naissance, elle apprend à relâcher les muscles du périnée, afin d'éviter toute lésion lors de l’accouchement et ainsi eviter les risques d'une vessie encore pleine.
Une erreur à éviter est de pratiquer après l’accouchement des exercices de musculation des abdominaux qui appuient sur la vessie, sans avoir fait auparavant une gymnastique destinée à renforcer le périnée. Dans les premières semaines suivant l'accouchement, il ne faut pas faire de sport provoquant des pressions abdominales, ou même passer l’aspirateur.
Aux femmes de ne pas prendre trop de poids durant leur grossesse et d’envisager une rééducation péritonéale au cours du post-partum. Aux acteurs de santé d’interroger sur l’existence de ces fuites urinaires dont les conséquences sont minimisées par la femme.
Méthodes d’accouchement
Attention aux idées reçues ! La césarienne n’a d’effets bénéfiques qu’en post-partum immédiat mais non retrouvés à 3 mois. Une étude montre qu’après trois césariennes, le risque est identique à celui d’un accouchement unique par voie basse.
Enfin, chose sûre également : l’épisiotomie médiane ne diminue pas le risque d’incontinence non plus. Ce geste constituerait même un facteur aggravant de cette pathologie. Il appartient aux gynéco-obstétriciens d’être vigilants dans leur pratique.
Prévenir l’incontinence est donc possible. Adoptez simplement les bons gestes.
Voici une vidéo sur l'incontinence et les techniques de Réeducation Périnéale




