Leader Français de l'incontinence

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L'incontinence chez la femme est plus fréquente que chez l'homme. Cette inégalité face à l'incontinence s'explique en partie par les impacts physiologiques liés à la grossesse, à l'accouchement et plus tard l'arrivé de la ménopause.

Quels sont les facteurs responsables ?

Cela peu être lié au muscles du périnée ( ce sont les muscles de soutien ) ou alors au sphincter lisse ou bien le sphincter strié. Une altération de l’un de ces muscles peut être la source d’apparition de l’incontinence.

On distingue trois grands types d’incontinence urinaire :

L'incontinence urinaire d'effort (50% des cas)

Cette forme d'incontinence est caractérisée par une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire qui maintiennent fermée la vessie et empêchent naturellement les écoulements d'urine.

L'incontinence urinaire par impériosité (25% des cas)

Cette forme d'incontinence appelée également incontinence par instabilité vésicale est caractérisée par des envies pressantes que l'on ne peut réprimer.

L'incontinence urinaire mixte (25% des cas)

L'incontinence urinaire mixte est une forme d'incontinence d’effort combinée avec une incontinence par impériosité.

Les causes de l'incontinence urinaire d'effort

L’incontinence urinaire d'effort est consécutive à plusieurs causes, parfois associées entre elles :

  • Traumatismes obstétricaux : lors des grossesses et de l’accouchement en particulier, le périnée des femmes subit une détérioration pouvant entraîner une incontinence temporaire. Elle est observée notamment dans le cas d’accouchement de bébé dépassant les 4 kilogrammes. Le nombre de grossesses et les éventuelles déchirures périnéales intervenues lors de l’accouchement sont des facteurs de risques supplémentaires pour la femme.
    Plus le périnée est sollicité durant l'accouchement et plus grande est la probabilité de développer une incontinence d'effort. Certaines études scientifiques ont montré que des facteurs comme le poids important du bébé, un périmètre cranier élevé ou encore les accouchements par le siège augmentent considérablement les risques d'incontinence à l'effort.

  • Les traumatismes chirurgicaux  engendrés par une hystérectomie (ablation de l’utérus), une chirurgie rectale…

  • Ménopause : les modifications hormonales qui l’accompagnent sont responsable d’une atrophie vulvo-vaginale et de la muqueuse urétrale, d’une diminution de la sensibilité du sphincter lisse, autant de facteurs qui altèrent l’efficacité du mécanisme sphinctérien et de support de la vessie et de l’urètre. Toutefois, le rôle de la ménopause dans la survenue de l’incontinence urinaire est discuté.

  • Pathologies mécaniques par effort de poussées abdominales répétées responsables d’une faiblesse du système de soutien des organes pelviens

  • La constipation : les augmentations de pression abdominales qu’elle entraine par les poussées répétées au moment de la défécation ont un retentissement sur le plancher pelvien assurant le maintien de la vessie et de l’urètre.

  • La toux chronique et  le tabagisme : les femmes fumeuses auraient 2 à 3 fois plus de risque de devenir incontinentes par rapport aux femmes non fumeuses.

  • L’activité sportive et professionnelle : L’incontinence étant liée directement à l’état du périnée, certaines professions impliquant le port de lourdes charges ou encore la pratique de sports, comme l’athlétisme, nécessitant de fortes poussées abdominales répétées peuvent être à l’origine d’incontinence ou de fuites urinaires

  • L’obésité, sous toutes ses formes

Les causes de l’incontinence urinaire par impériosité

Elles peuvent être liées à des causes urologiques ou neurologiques.

Les causes urologiques sont :

  • Cystite infectieuse classiquement appelée infection urinaire basse.

  • Cystite lié à la présence d’un calcul vésical.

  • Cystite secondaire à une radiothérapie pelvienne ; on parlera alors de cystite radique

  • Cystite médicamenteuse : plusieurs médicaments ont été incriminés comme certaines chimiothérapies ou certains anti-inflammatoires non stréroidiens.

  • Cystite interstitielle : il s’agit d’une maladie complexe dont le mécanisme est mal connu et qui associe fréquemment aux impériosités une pollakiurie majeure et des douleurs pelviennes, sans causes spécifiques.

  • Irritation vésicale par une tumeur de la vessie

 

Les causes neurologiques sont :

Toute pathologie neurologique portant atteint à la voie de contrôle neurologique de la vessie est potentiellement source d’impériosités. C’est ce que l’on retrouve chez les patients atteints de sclérose en plaque, de maladie de Parkinson